01/04/2015

C'était donc ça...

Était-ce donc ça, le Grand Amour? Celui d'une vie, celui qu'on attend toute sa vie. Une rencontre. LA rencontre. Pas une histoire qui comble un vide, qui calme les angoisses, qui donne une raison de se lever le matin. Non. Simplement une histoire qui embellit la vie, qui illumine l'existence, qui lui donne sens. Une histoire belle et simple, fraîche et légère.

Jusqu'à ce que...

Jusqu'à ce que la réalité du quotidien nous rattrape. Jusqu'à ce que la Vie nous rattrape. Jusqu'à ce que les nuages, pas forcément noirs, viennent tacher le ciel bleu. Le soleil cesse-t-il d'exister, de briller lorsqu'il est caché? Et lorsqu'il pleut? L'Amour disparaît-il quand on est triste? Malade? Epuisé? Soucieux? Endeuillé? Les enfants s'aiment-ils encore lorsqu'ils se disputent? Et les parents?

"J'aime l'amour que tu as pour moi. J'existe à travers tes gestes, tes mots, tes regards. Sans ça je m'éteins..."

Serais-je à ce point responsable du bonheur de l'autre, de l'équilibre de l'autre? Moi, naïvement, je pensais que le truc c'était d'aller bien pour soi et d'offrir ce bonheur à quelqu'un. Pas l'inverse.

Jacques Salomé, spécialiste reconnu de la communication, prétend que, dans un couple, le véritable amour commence quand se termine la période idyllique. Quand on se rend compte que tout n'est pas toujours tout rose et que, surtout, l'autre n'est pas tout à fait comme on le pensait. Damned! On fait quoi avec ça? On fait quoi maintenant? Beaucoup de questions, n'est-ce pas?

Moi je dis qu'on n'est pas responsable du bonheur de l'autre. Ni de son malheur. Qu'on ne peut changer les choses qu'à son propre niveau uniquement. Qu'on n'est pas responsable de la façon dont l'autre va gérer un événement. Et qu'on n'est pas responsable des angoisses de l'autre, même si elles sont la conséquence de notre comportement.

Jette-t-on au rebus une histoire d'amour, une histoire de couple, une vie de famille car le scénario ne se déroule pas complètement comme prévu? La vie c'est l'imprévu. La seule certitude c'est qu'on va tous mourir un jour. Et l'imprévu n'est pas forcément agréable. On fait avec. Ou on ne fait rien. Je ne ramène pas mon enfant à la maternité parce qu'il pleure la nuit. Si? Ben non puisque je l'aime.

Si malgré tout, malgré tout nos efforts, l'histoire, la si belle histoire se termine, alors, à la question: C'est donc ça, le Grand Amour? On répondra: Non, mon vieux, c'est une passion.

 

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