23/08/2013

Boulimie

Je lisais récemment dans un livre sur le développement personnel (une de mes passions): "N'attendez pas que l'autre comble le vide qui vous habite." Il était très clairement question du vide affectif, bien entendu. Mais cette petite phrase a sans aucun doute réveillé autre chose: le besoin, l'envie, la soif de culture et d'échanges humains. Depuis quelques semaines je suis devenu boulimique. Je me goinfre de lecture, de musique, de documentaires en tous genres (télévision, radio, internet), de musées... Je multiplie les sorties aussi. Concerts, verres en terrasse, garden parties et autres dîners, balades... Avec ou sans mes petits.

Oui, et alors? me direz-vous. Hors contexte il n'y a rien de vraiment exceptionnel à tout ça, on est bien d'accord. Mais moi, d'où je viens - et là je parle autant du noyau familial que de mon propre parcours de vie - il n'y avait pas de place pour la vie sociale puisque j'ai été élevé avec l'idée que l'Autre est une menace.

Hier, on me demandait de décrire ma vie en quelques mots. Je pensais principalement à mon enfance et la réponse fut: "l'inverse de l'épanouissement, repli sur soi, implosion, absence de légerté, gouffre, trou noir". Pour rappel, un trou noir est un corps céleste dont la densité est telle que même la lumière ne peut échapper à son champ gravitationnel. Des mots prononcés il y a peu et qui résonnent encore en moi aujourd'hui...

Cette noirceur, je m'en défais petit à petit depuis quelques années. Lentement mais sûrement. On a tous en nous une part d'ombre et la mienne ne disparaîtra jamais totalement. Tant mieux. Elle fait partie de moi et c'est en partie "grâce" à elle que je suis comme je suis. L'essentiel du travail sur moi-même que j'ai entrepris il y a un an consiste à retrouver la lumière qui sommeille en moi, à raviver les braises, à laisser la place à plus de légerté.

Je suis sur le bonne voie.

Here comes the sun!

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