23/07/2013

I want to ride my bicycle

Yes! Ca y est! Mon petit de quatre ans sait rouler à vélo. Du vélo à pédales, excusez du peu! Il est vrai qu'à l'heure où nos gamins font leurs premières armes sur des draisiennes, la transition est d'une facilité déconcertante. Mais bon, ça compte dans la vie d'un papa. Et c'est avec son papa (moi) que les premiers tours de roues autonomes et assurés se sont faits. Comme son grand frère, il y a un an déjà. Moi ça me remplit de joie et de fièrté. J'ai peu de bons souvenirs de complicité père-fils en tant qu'enfant. En terme de complicité je n'en ai aucun, à vrai dire... Je devrais plutôt dire: j'ai quelques bons souvenirs de moments partagés avec mon papa. Mes premiers mètres à vélo sans petites roulettes latérales en est un. C'est paradoxal mais lui qui ne m'a jamais encouragé à rien, qui m'a mis en garde de tout et de tous, dont la ligne de conduite était "Ne fais rien, il ne t'arrivera rien et tu ne seras pas déçu", ce père absent, taciturne, phobique social m'a donné ma première clé vers l'indépendance. Il m'a donné une clé mais m'a déconseillé de m'en servir. Paradoxal, en effet. Mais le paradoxe n'est-il pas le propre de l'Homme?

Aujourd'hui, après l'avoir détesté pour tout ce qu'il ne m'avait pas donné, j'aime mon père. Profondément. Il fut un piètre papa mais j'imagine qu'il fit de son mieux. Matériellement je n'ai jamais manqué de rien. Mais que fait-on de l'amour, la tendresse, la douceur, la confiance en soi et au monde? Il fut un piètre papa mais il corrige le tir en essayant d'être un grand-père. Je trouve qu'il se débrouille plutôt bien!

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